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vendredi 23 septembre 2022

Revue humoristique "Virus!" (1958) [Cabaret "L'Amiral"]


Affiche de la revue "Virus" mise en scène par Henri Labussière (1958)



Argument: Virus est une revue humoristique de Francis Blanche et Pierre Dac, jouée au cabaret L’Amiral à partir de janvier 1958 et comprenant, entre autres, les sketches « Le cintre à zibule », « Les agents secrets », « Napoléon III & Mac Mahon », « La légende du pain perdu »…  

Détails techniques: Une revue écrite par Pierre Dac et Francis Blanche, mise en scène par Henri Labussière sur musique de Michel Emer, interprétée au piano par Jean Delbecco. Première représentations en janvier 1958, au cabaret L'Amiral.

Comédien: Jacqueline Maillant, Francis Blanche, Judith Magre, Coelia Warner, Max Daireau, Bernard Dumaine, Pierre Doris, Henri Labussière, Pierre Laurent, Jean Yann...



Photo promotionnelle de la revue (1958):



Coupure de presse:


8 janvier 1958



vendredi 15 octobre 2021

La Rose Rouge [Cabaret - 76 rue de Rennes, 75006 Paris]


Henri Labussière (centre) à la Rose Rouge - Pavé de presse, 22 avril 1956.



Présentation du lieu: La Rose Rouge était un cabaret situé à Saint-Germain-des-Près, fondé par Nico Papatakis et inauguré en septembre 1948. Cette salle a été un tremplin pour de nombreux artistes de l'époque tels que Les Frères Jacques, Juliette Gréco, Yves Robert, Jean-Pierre Grenier ou Olivier Hussenot.

Histoire: En 1946, rue de la Harpe, c’est un petit bistrot dirigé par un danseur noir des Folies Bergères, Ferral Benga. Une bande de jeunes vient à passer. Ils ont pour nom Yves Robert, Yves Deniaud, Nico Papatakis... Ils veulent faire du théâtre, ils veulent s'exprimer. Il y aura Michel de Ré, avec des textes de Prévert. Puis Jacques Douai, Francis Lemarque, Stéphane Goldmann présentent leur tour de chant. Faute de place, les affaires ne sont pas très bonnes. Niko Papatakis découvre un local au 76 rue de Rennes. Aidé par Maria Casarès, il ouvre le nouveau Club de la Rose Rouge en septembre 1948. Sur cette scène minuscule, il faut aux comédiens et au metteur en scène des efforts d'imagination. Le cabaret ouvre ses portes à 22h30. À 23h on refuse du monde. Les visons cotoyent les pulls à col roulé. Orson Welles, Charlie Chaplin, Mirna Loy... posent leur séant sur les tabourets. Louis Armstrong et Lester Young jouent entre ces murs. Juliette Gréco chante Prévert, Queneau et Desnos, enveloppée dans sa robe noire. Ensuite c'est au tour des Frères Jacques qui arrivent par le fond de la salle en interpellant les spectateurs. Accompagnés au piano par Pierre Philippe, ils donnent leur récital, que tous les fidèles reprennent par cœur. C'est du délire dans la salle et chez les critiques. Après chaque tournée, ils reviendront y chanter, de 1948 à 1955. La compagnie Grenier-Hussenot fait de la Rose Rouge un vrai théâtre de minuit. Elle y monte nombre de pièces avec des décors de Jean-Denis Malclès. En 1949 "Terror en Oklaoma" un western de Louis Sapin et Albert Vidalie sur un scénario d'Yves Robert, est monté avec saloon, diligence et un défilé dans les rues de New York sur le plateau de 4 m de long et 2 de large. Après le départ de Grenier et d'Hussenot, Yves Robert en trois saisons, ne fait que des succès. Il faut dire qu'il a recruté la crème de la crème avec Rosy Varte, Edmond Tamiz, Guy Piérauld, Jean Rochefort, Jacques Hilling, Jean Marie Amato et toujours les Frères Jacques. On y joue du Prévert, du Desnos, du Vian et Pierre Kast avec "Ciné Massacre". Mais surtout, créé en octobre 1950, "Les exercices de style" de Raymond Queneau qui sera repré- senté plus de 600 fois. En 1953, attiré par le cinéma, Yves Robert laisse sa place. En 1954, c'est Charles Trenet qui fait son récital à la Rose Rouge. Yves Robert revient pour quelques spectacles. D'autres artistes présentent alors leur numéro : Marcel Marceau, Jacques Fabbri, Marcel Bozzufi, Jacques Dufilho, Mouloudji, Ferrat, Aznavour et Brigitte Bardot. Petit à petit, par manque d'imagination, la Rose Rouge se fânera... (Texte de Daniel Delgado pour La Dionyversité, 2016)

Fiche technique: Noms: Club de la rose rouge, La Rose Rouge - Type: Cabaret - Adresse: 76 rue de Rennes, 75006 Paris. - Activité: 1947-1956 - Administrateur: Féral Benga (1947-1948) & Nikos Patakis (1947-1954) - Directeur artistique: Yves Robert (1949-1953).

Liens externes: BNF-Data, Dionyversite.org, Wikipedia, ...



Pierre Tchernia et Juliette Greco à propos du cabaret "La Rose Rouge":

 



Photos de presse:


Rosy Varte et Yves Robert dans "La complainte de Fantomas", année inconnue.

Les Frères Jacques à La Rose Rouge, année inconnue.


Coupures de presse:


Festival Prévert - Quotidien "Combat", 5 déc.1949.

Festival Prévert - Quotidien "Combat", 17 déc.1949.

"La Rose Rouge" dans La Tribune de Lausanne, 22 avril 1956 (Suisse)

Coupure presse, avril 1952 (France)

Coupure presse, avril 1952 (France)


vendredi 28 mai 2021

Cabaret "L'Amiral", 4 rue Arsène-Houssaye, 75008 (Paris)


La façade de L'Amiral, 4 rue Arsène-Houssaye (Paris)



Le lieu: « Situé rue Arsène-Houssaye, L’Amiral a fait les beaux jours des officiers allemands, des trafiquants de marché noir, des locataires de la rue Lauriston (Tristement célèbre officine de la Gestapo française - ndr), bref, du Gai Paris des années sombres. Il rouvre ses portes en 1946, dans un quartier qui tente de restituer l’ambiance d’avant-guerre, en engageant des têtes d’affiche comme André Dassary ou Jacques Hélian. Fin 1948, Maurice Mesle se rend acquéreur de l’établissement (…) Il faudra attendre deux ans pour que L’Amiral prenne son envol, à la suite d’un « virage marketing » à 180° qui voit Maurice Mesle confier la direction artistique de l’établissement à Jean Richard. Le véritable lancement de L’Amiral intervient en décembre 1949, avec les débuts de Roger-Pierre et de Jean-Marc Thibault, que Maurice Mesle a découvert au Tabou. Il les engage pour un mois, ils resteront cinq ans. (…) En 1953, Jean Richard, véritable animateur du lieu, décide de partir. Maurice Mesle, paniqué, parle de fermer. Mais Roger-Pierre et Jean-Marc Thibault tiennent bien la maison. Tout en passant au Liberty’s, Chez Gilles, au Carroll’s, souvent dans la même soirée, ils parviennent à maintenir L’Amiral à flot. En 1956, suite à leur départ, l’établissement commence à souffrir et éprouve des difficultés à boucler ses fins de mois. Hubert Deschamps et Jean Valton reprennent alors le flambeau et parviennent à relancer L’Amiral en engageant Jacques Dufilho, Jean Yanne, Henri Garcin, Jean Carmet, et surtout Pierre Dac et Francis Blanche. (…) L’ère Francis Blanche ne durera que quelques mois et, fin 1957, Maurice Mesle se retirera. Sous l’impulsion de Bob du Pac, L’Amiral deviendra par la suite une boîte de strip-tease et fermera ses portes en mai 1960. Il sera racheté par Alain Bernardin, créateur du Crazy Horse Saloon, et deviendra Le Soho. » (Gilles Schlesser, Le cabaret "Rive Gauche" 1946-1974)

Fiche technique: Nom du lieu: L'Amiral - Activité: Cabaret / Club - Adresse: 4 rue Arsène-Houssaye, 75008 (Paris) - Année d'ouverture: 1946 (réouverture) - Direction: Maurice Mesle (1948/1957) - Direction artistique: Jean Richard (1949-1953), Roger-Pierre & Jean-Marc Thibault (1953-1956), Hubert Deschamps & Jean Valton (1956-1957), ... - Comédiens: Jean Richard, Roger-Pierre & Jean-Marc Thibault, Jacques Dufilho, Jean Yanne, Henri Garcin, Jean Carmet, Pierre Dac, Francis Blanche, Jacqueline Maillan, ... - Année de fermeture: 1960.

Quelques revues de "L'Amiral" avec Henri Labussière

  • Champignol (1956) de Roger Pierre, mise en scène de Henri Labussière, avec: Jean Richard, Christian Alers, Florence Blot, Henri Labussière, Nono Zammit, Annick Tanguy...
  • Scotch (1957) de Pierre Dac et Francis Blanche, mise en scène de Henri Labussière, avec: Jacqueline Maillan, Monique Tanguy, Judith Magre, Nono Zammit, Henri Labussière...
  • Virus (1958) de Pierre Dac et Francis Blanche, mise en scène Henri Labussière, avec: Francis Blanche, Jacqueline Maillan, Pierre Doris, Jean Yann, Henri Labussière, Judith Magre, Pierre Laurent...

Liens externes: BNF, generationjeanrichard.ektablog.com, ...



Maurice Mesle et la salle de L'Amiral: Maurice Mesle est bien connu du tout Paris pour l’éclat de ses soirées, son affabilité et son flair qui lui a permis de faire débuter tant de vedettes, de Robert Lamoureux, Roger Pierre, Jean-Marc Thibault, à Darry Cowl. Il vous propose pour les Réveillons la vedette-maison Jean Richard dans la nouvelle fantaisie burlesque de Roger Pierre, mise en scène par Henri Labussière, avec toute la troupe de L’Amiral. (Quotidien L’Intransigeant, 22 décembre 1956)


 



Les vedettes de L'Amiral:


Jean Richard

 

Jean Richard: (…) Il abandonne momentanément sa carrière de comédien pour s’associer avec un impresario et se retrouve concessionnaire des spectacles en Allemagne. Revenu à Paris, le voilà à la tête d’un théâtre qu’il baptise le Chapiteau, en souvenir de son enfance passée à respirer l’air des cirques de passage chez lui. Vont y débuter Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Darry Cowl et Louis de Funès encore pianistes, Bourvil. Plus tard, c’est l’aventure des Branquignols et du cabaret L’Amiral. Comédien dans l’âme, il remonte sur les planches et crée le personnage du gendarme Champignol qui va longtemps le poursuivre, malgré un bon nombre d’opérettes, et une quantité impressionnante de films. (Extrait d’une coupure presse, année et auteur non identifiés)


Jean-Marc Thibault & Roger Pierre


Roger Pierre & Jean-Marc Thibault: Ils ont parcouru un sacré bout de chemin depuis le jour où l’un écrivait des textes pour vanter des produits, tandis que l’autre les lisait au micro de Radio-Luxembourg. Un beau jour, ils en eurent « ras le bol » et s’en allèrent rendre visite à un imprésario de Pigalle nommé Jean Richard. Mais au lieu de procurer un contrat à ses nouveaux poulains, il les accompagna au cabaret « L’Amiral » où le trio fit des débuts remarqués. Cela dura quelques années, puis Jean Richard se lança dans l’opérette et commença d’acheter des animaux. Roger Pierre et Jean-Marc Thibault mirent alors au point des sketches qui leur valurent rapidement une célébrité internationale. (Extrait de presse, année et auteur non identifiés.)


Micheline Dax & Christian Duvaleix.


Jean Lefebvre: Après avoir décroché à 21 ans un premier prix d’opéra comique, René Simon le dissuade de continuer dans ce registre en raison de son physique « de petit calibre à grosse voix », et lui conseil de tenter sa chance dans la comédie et de rejoindre Pierre Mondy, Robert Hossein, Jean-Claude Pascal, et Jacqueline Maillan au cours Simon. Quelques mois plus tard, il se retrouve sur la scène du cabaret « L’Amiral » avec Jean Richard, Darry Cowl, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. (Extrait de presse, année et auteur non identifiés.)


Jean Richard dans l'une de ses nombreuses loufoqueries.

 

Presse: Plus drôle encore est le sketch, difficilement racontable, où un matelot, en virée chez un chinois, est hypnotisé par celui-ci qui lui fait arracher les yeux, le coeur, d’une très belle fille, vue de dos, puis lui ordonne de se tuer lui-même. Alors le rusé réplique qu’il ne sait pas comment on fait un hara-kiri dans les règles. Jean-Marc Thibault, chinois méprisant, démontre la chose avec tant de conviction qu’il se perfore les entrailles ! (Christian Mégret dans le quotidien Carrefour, 17 avril 1951.)


Jean-Marc Thibault & Roger Pierre.


Geneviève Kervine: Le succès fulgurant du spectacle qui fera de Roger-Pierre et Jean-Marc Thibault des stars à vie du spectacle français va également déclencher le vedettariat de Geneviève Kervine. Le spectacle entame sa troisième année lorsque la jeune comédienne rejoint le joyeux trio à l’Amiral. A qui auraient-ils pu proposer de partager avec eux une loge d’un mètre cinquante sur deux mètres trente si ce n’est à leur copine Geneviève? Le réalisateur Jean Boyer fait lui aussi le siège des trois humoristes pour les convaincre d’accepter de tourner pour lui. Mais dès qu’il voit Geneviève entrer en scène il est subjugué et l’engage séance tenante pour rejoindre le plateau de son film en cours « Cent francs par seconde ».  (Texte extrait du blog cinevedette3.unblog.fr)


Nita Saint-Peyron, Darry Cowl & Pierre Mondy.


Presse: Dans « Pompons Rouges », les joyeux compères ont encore un peu plus délaissé le genre burlesque de leurs débuts (…) Un seul sketch de ce genre subsiste: On y voit un matelot revenant du cinéma complètement ivre, et qui raconte à un camarade invisible le film qu’il a vu. Il s’agit de Manon de Georges Clouzot. Et Clouzot lui-même rirait en entendant cet ahurissant compte rendu ! (Jacques Aubry dans le quotidien L’Aurore, 12 avril 1951)


Jean Richard, Jean-Marc Thilbault, Annick Tanguy & Roger Pierre.


Presse: Roger Pierre et ses camarades ont obtenu depuis deux ans un tel succès dans le cabaret de l’Amiral qu’il ont éprouvé le désir légitime de paraître devant un public plus vaste et plus divers que leur auditoire habituel. Les voici donc installés au théâtre Fontaine où ils jouent chaque soir vingt-trois sketches. Ils ont trouvé pour baptiser leur programme le vocable Popocatepelt (Sans aucun rapport avec le spectacle, mais les sonorités ont séduit Roger Pierre). (Jean Durkheim, extrait du quotidien Ce Soir, 5 mai 1951)


Jean Richard & Roger Pierre.


Presse: Jean Valton raconte des « histoires » pendant le nouveau spectacle du cabaret l’Amiral. Celle-ci d’abord: « Docteur, il m’arrive une chose étrange depuis quelques jours: chaque fois que je bois mon café, je reçois un coup dans l’œil. - Ce n’est pas grave: pensez seulement à ne pas laisser la cuiller dans la tasse. » (Coupure presse, 26 octobre 1956)


Henri Labussière & Jean Richard


Presse: L’équipe de l’Amiral (Max Daireau, Pierre Doris, Henri Labussière, Pierre Laurent) a l’efficacité des équipes de football composées de copains, habitués à jouer ensemble. Les éléments féminins de la troupe, la pétulante, la pétillante Jacqueline Maillan, la très fine Judith Magre, et Coelia Warner ajoutent encore à l’efficacité de l’ensemble. (Coupure presse, 8 janvier 1958)


Pierre Doris, Jacqueline Maillan, Francis Blanche, Nono Zammit.


Presse: Si vous venez à Paris, allez au cabaret l’Amiral, voir la nouvelle revue Scotch. C’est une revue loufoque de Pierre Dac, Francis Blanche, Michel Emer et Henri Labussière où l’on retrouve l’humour particulier du fondateur de L’os à moelle, un humour féroce qui devrait plaire aux surréalistes. (Coupure presse non identifiée, 7 avril 1957)


Henri Labussière, Darry Cowl & Nono Zammit.


Darry Cowl: Le soir de sa première au Trois-Baudets, aveuglé par la rampe, mort de peur, il bafouilla lamentablement et s’empêtra dans les mots. Instantanément ce fut le fou rire général. Enhardi, il se mit à improviser un texte qui n’avait aucun rapport avec l’original. Et il fit un triomphe. Désormais, Darry Cowl devait être prisonnier de ce bafouillage dont il allait faire une technique, et, par crainte de voir sa mémoire « se bloquer », se garder d’apprendre trop bien ses textes. A « L’Amiral » il arrivait la tête complètement vide. Au contact du public, le bafouillage mental déclenchait en lui sa panique stimulante et Darry Cowl se mettait à raconter, « comme si vous y étiez », une histoire de Sénégalais pêchant des éponges. Avec un simple foulard rouge - qu’il laissait tomber, puis qu’il ramassait de façons différentes - il tenait le public en haleine pendant dix minutes pour 1 200 F par soir. (Extrait d’une coupure presse daté d’avril 1958, auteur non identifié)


Max Desrau, Pierre Doris & Henri Labussière

 

Presse: Heddy Miller reprend à son compte une vieille entrée de piste des Fratellini: Elle dévêt pièce par pièce un ami de son mari au cours d’une crise de somnambulisme en affirmant d’une voix d’outre-conscience qu’elle lui rendrait veston, gilet et pantalon « le lendemain matin ». On devine quel parti va prendre notre homme et qu’il est tout de même assez honnête pour que les choses rentrent dans l’ordre, mais « le lendemain matin ». ("Palinure", extrait du quotidien Combat, 24 mars 1950)

 

Francis Blanche & Nono Zammit.

Coupures de presse:


Réclame pour "L'Amiral", 1953. (Source blog GénérationJeanRichard)


Enregistrements sonores à L'Amiral:


Roger Pierre & Jean-Marc Thibault, 1954.

Jacqueline Maillan, 1956.

Jean Richard, 1956.

Jean Richard, réédition 1963.

Jean Richard, 1957. (Premier plat)

Jean Richard, 1957. (Deuxième plat)


Extrait sonore, Jean Richard et Henri Labussière à L'Amiral (1956):





vendredi 26 mars 2021

Café-Théâtre "La Tomate", 46 rue Notre Dame de Lorette - 75009, Paris.


Premier plat d'un programme du café-théâtre "La Tomate".


Le lieu: Théâtre d'actualité satirique, La Tomate ouvre ses portes le 31 décembre 1949. De futurs grands noms de l'humour français y font leurs armes : Jean Poiret, Michel Serrault, Louis de Funès, Jean Carmet... La direction, jugeant la programmation trop proche de celle d'autres théâtres de chansonniers comme les Deux Ânes ou le Dix-heures, décide d'y faire des adaptations du Journal de Jules Renard, découpé en séquences montées comme des sketches. Le Petit-ciné muet parlant faisait aussi partie des soirées, il s'agissait de projections de courts-métrages, agrémentées d'ombres animées. A partir de novembre 1955, La Tomate connait des difficultés financières; dans le courant de l'année 1961 elle ferme définitivement. (Data-BNF)

Informations techniques: Activité: Théâtre / Café-Théâtre / Cabaret - Année d'ouverture: 31 décembre 1949 - Adresse: 46 rue Notre Dame de Lorette, 75009 (Paris) - Direction artistique: Robert Rocca, Romain Galant - Mise en scène: René Dupuy - Comédiens: Louis de Funès, Jean Carmet, Jacques Cathy, Francine Dartois, Danielle Rocca, René Berthier, Christiane Lasquin, Michel Serrault, Robert Rocca, Henri Debain, René Dupuy, Jean Poiret... - Musique: Michel Méry - Année de fermeture: 1961.

Note de programme 1955/1956: Le 31 décembre 1949 à 22h01, La Tomate a ouvert ses portes. Elle ne les a refermées depuis qu’à l’occasion de brèves clôtures annuelles. Le succès de La Tomate a été immédiat et foudroyant. Soit dit sans nous vanter. Depuis cette ouverture on a pu voir sur notre petite scène les plus spirituels, les plus charmants et les plus jeunes artistes de Paris. Nos spectacles ont, en effet, permis d’applaudir: Catherine Gay, Doris Marnier, Colette Gambier, Francine Dartoix, Raymond Souplex, Jacques Grello, Louis de Funès, Pierre Still, Michel Méry, Jean Carmet, Michel Serrault, Jean Poiret, (...) et Vincent Auriol. La radio avait révélé Grégoire et Amédée. C’est La tomate encore qui eut l’honneur de les présenter pour la première fois, en chair et en os, comme on dit. N’oublions pas « Le français moyen », « Publi-Tomate », « Le petit festival », « Les bruits de Paris », « La revue de fin d’année », « Objets inanimés avez-vous donc une âme? », « L’année Pinay » etc… Autant de titres, autant de films réalisés par Simon Rouzié pour notre « Petit ciné-muet parlant corporation ». Le tout, bien entendu, chansons, spectacles, cinéma, mis en musique, hier comme aujourd’hui, par Michel Méry. Le talent de Michel Méry est intimement lié à l’histoire de La Tomate. C’est pourquoi nous ne lui rendrons pas hommage plus longuement. Pour ne pas avoir l’air de manquer de modestie. A l’aurore de sa 6e saison, La Tomate vous présente donc son 6e spectacle. Nous espérons que vous l’entendrez avec plaisir. C’est la grâce que nous nous souhaitons. Mais il est temps, pour vous, de tourner la page. Voici que déjà, en effet, assis devant son piano récemment accordé, le chef de nos services musicaux (section exécution) M. André Camonin prélude.

Quelques spectacles de La Tomate, mis en scène par René Dupuy: 11 X 3 (402 représentations), L’aigle à 4 têtes (110 représentations), Les Belles Paroles Républicaines (455 représentations), L’Amour est Enfant de Bohême - Comédie en 2 fois 3 actes (325 représentations), Le Journal de Jules Renard (515 représentations), La France ton parler f… le camp (249 représentations), Le meilleur moment de la pièce (237 représentations), La grande Parade des journaux de Paris (235 représentations), Le Confort sexuel (237 représentations)...

Liens externes: data-bnf.fr, lesarchivesduspectacle.net, ...

 

 

Photos de presse:


Nb: Pour marquer ses débuts de directrice du cabaret 'La Tomate', la chanteuse Cora Vaucaire participe au concours de lancer de tomates qu'elle a organisé devant son établissement le 8 octobre 1956. (Photo by Keystone)


Coupures de presse:


Henri & Micheline Dax sur la scène de La Tomate en 1954.


 

Nb: Coupures presse extraites de La Tribune de Lausanne du 19 décembre 1954.


Coupure presse: Force Ouvrière, 5 mai 1955.


Épigraphe: C'est mené tambour battant avec un inénarrable Souplex en garde républicain, une spirituelle Catherine Gay, et un amusant Chinois d'occasion, Michel Méry. Et surtout par le pince sans rire Henri Labussière, qui pourrait bien être la révélation de ce spectacle. (F.O, 5 mai 1955)


Feuillets d'un programme de "La Tomate":

 


 

 



Affiche de spectacle du Théâtre de La Tomate: